À propos


Natacha Guiller (SNG) explore le monde et l'existence à travers des dispositifs artistiques et de communication protéiformes, autobiographiques et parallèles qui génèrent la rencontre, la transmission et une création-témoignage arborescente basée sur le recyclage, la collecte d'archives, le détournement et la transformation des matériaux, l'hybridation d'univers a priori incompatibles ou paradoxaux et la culture du mélange des genres.

Elle suit une formation en arts appliqués à Montaigu, monte à Paris où elle fait un BTS Textile Design de Mode à l'ESAA Duperré, un DMA Fresque-mosaïque à l'ENSAAMA Olivier de Serres, puis un master en arts plastiques à l’École des Arts de la Sorbonne. Elle anime des ateliers de création dans les écoles, les ateliers de la ville, les hôpitaux, intervient à des colloques, événements, et lors de performances et projets participatifs.

Attachée à la perpétuation d'actions et de procédés issus de l'artisanat et du bricolage hyper-créatif, l'imaginaire, la poésie et l'onirisme, l'humour, l'ironie et l'absurde, l'amoralité et la subversion jalonnent son itinérance, plus concrètement ses errances quotidiennes dans la ville. En perpétuels déplacements du corps et de l'ordre des choses, elle nourrit une réflexion continue autour des codes sociaux, des règles et des conventions, de la normalité, la décence et des tabous, enfin de l'appréhension des mondes du vivant, qu'elle retranscrit plastiquement et dans l'expression corporelle. Elle explore les modifications des états du corps à travers la transe, l'écriture automatique, le rêve éveillé, les associations libres, la répétition du geste et les pratiques de l'extrême, interrogeant la limite, expériençant la démesure, l'épuisement et la question de la folie, l'étude organique et psychomotrice du corps, enfin sa psychologie complexe et dans les interactions sociales.

Débordée par sa propre production et la tournure rhizomatique qu'elle dessine, Natacha tente l'archivage organisé de son travail, reflet d'un chaos intérieur, sur de multiples plate-formes numériques, en inventant des protocoles questionnant l'intime et l'extime, les données personnelles, l'écologie/pollution du web, l'envahissement et la contamination, les pouvoirs de l'image, la mémoire et la trace. Les récits personnel et collectifs servent de support, de prétexte artistique à la rencontre et à l'échange, vers une transmission universelle des outils de la création à des fins auto-thérapeutiques, de construction identitaire et de narration, à la transposition d'une observation subjective du quotidien, allant de l'anecdotique aux interrogations existentielles obsessionnelles. Engagée artistiquement auprès d’associations qui défendent les minorités, les personnes isolées, vulnérables, invisibles ou en marge de la société, elle souhaite intervenir artistiquement auprès de ces différents publics et institutions, élaborant des dispositifs autour de la fragilité et de la santé mentale, afin de favoriser l'insertion sociale et de limiter la stigmatisation des individus.

Actuellement, Natacha évolue vers les arts du vivant (slam/poésie-performance, danse et chant), et élargit ses pratiques à la vidéo, les créations sonores, les dispositifs interactifs et participatifs, poursuivant, conjoints, le dessin et l'écriture poétique, la peinture et la fresque, les interventions et improvisations dans l'espace public, ainsi que divers partenariats et projets collaboratifs.